Poems entirely dedicated to the French language.
POEMS
Lune et Autres Comptines
Entre tes Mains
Vivre
PROSE
Hymne à la Vie
In The Shade - Version Traduite
Marchant sur les toits du monde,
elle engloutit dans ses yeux,
l’immensité ancestrale de velours
que seule l’intimité nocturne procure.
Les toits dorés, sous la lune mauve,
comme des milliers de lanternes colorées,
irradient ses rêves d’une douceur d’automne
saupoudrée sur son oreiller.
Humaine, dans le rouge de ses lèvres,
Mais tellement d’autres comptines,
A l’intérieur.
La nostalgie de jours
que le ciel barbouille
de nuages enfantins,
me rappelle l’émois
des bâtons de réglisses
cachés entre tes mains.
Les rires des moineaux
sillonnant nos chemins
ont d’autres pas de danse,
que la frénésie d’un soir
oubliant le cha-cha
autours d’un feu de joie.
Trop bien, je me souviens
du reflet de ces yeux
sans aucun lendemain,
de ses lèvres hâtives
au creux de mes seins,
que tu aimais tant mordre.
Dans mes jupons de soie
tu as toujours été
et toujours tu seras,
peu importe le temps
que cela te prendra
pour devenir femme.
Du bout des doigts je caresse
La lame tranchante des souvenirs
Et je l'entends
Cisailler la chair de ma chair
Le sang de ton sang.
Une innocence guillotinée
Ce nous que nous étions ou n'avons jamais été
Qui n'ai a jamais plus que poussière rouillée
Tombée dans les feuilles mortes
Et sur les cadres que mon regard à trop usés
Mais qu'il me plait parfois d'entrevoir
Pour le souvenir d'un bonheur affabulé.
Trop vierge de vie et de pensées.
- J a m a i s -
Je n'ai pas appris à dire " je t'aime "
Et je n'ai pas envie d'apprendre
Avant d'aimer je veux comprendre
Vivre et survivre sans attendre
Le tintements sourd du clocher.
Vivre au delà des costumes brodés d'agent
Dont on se vêtis dans ce théâtre inestimable
Que l'on appelle souvent la vie.
Mon corset est trop serré
Et mon cœur est ficelé
Par les ruban et les ficelles argentées
Qui le retienne prisonnier
A l'intérieur de mon être.
Vivre au-delà des masques vénitiens
Et de la Commedia Dell'Arte.
Vivre pour respirer.
Si le cœur n'était pas imperméable a la raison
Jamais je n'aurais connu la passion
Ce sentiment purement démesuré
Qui fait chavirer ma vie de bâbord a tribord
Sans jamais le regretter.
Je me perd au fond de cette scintillante alcôve
Mais je me moque de ce qu'il faut faire
Je ne veux que vivre
Vivre ma vie.
Le temps a déjà volé trop d'années,
Je veux simplement toucher le reflet
Que j'ai dans les yeux des autres
Et me retrouver
Seule avec qui je suis.
Dans l’ombre d’un baiser, où lèvres qui s’éclipsent, elle étale son âme sur sa première biscotte. Le café et le lait lui donne l’illusion de n’être qu’une scène d’un vieux film muet dont la pellicule, maculée de poussière, est mal enroulée. Elle se l’invente en essuyant la poussière de ses yeux encore ensablés et la confiture se laisse engloutir dans la lumière colorée du jour levant. Le cœur à l’envers dans son coquillage le temps de quelques battements de paupières, la vie et son sourire perlent de ses yeux.
Bonjour Aurore.
Tout commence ici, entre le Noir et le Blanc. Le sucre est Brun.
I
Ton absence semble m'avoir fait vivre cent vies orphelines de ton souffle. L'anémie de tes caresses m'étrangle chaque jour un peu plus et a chaque seconde le silence de tes mots me transperce. Peu importe le nombre d’astres qui nous séparent, je donnerais tout pour simplement t’écouter respirer, seulement respirer. Les arbres rougissent de mon obstination à te chercher sans cesse du regard. La ronde des saisons ne s’arrêtant jamais, le sol s’est couvert de flocons végétaux. L’illusion de mes rêves est et a toujours été immaculée. Sous le buisson là bas j’ai planté un caillou avec l’espoir de le voir grandir. Des souvenirs éteints, mes souvenirs, tombés dans les feuilles mortes où courent les âmes innocentes d’enfant, vierges du danger qu’est d’aimer. Le caillou n’a jamais grandi mais l’érosion du temps n’a jamais brisé mon imagination ni la volonté aveugle de mes rêves acharnés posés au coin de l’œil d’une vie à peine vécue. Mon envie de ton sourire est un désert d’oasis a perte de vue dont les dunes aux courbes chaudes n’attendent que de fondre entre tes doigts. La terre douce et suave de mes exils, dans cette vie ou dans une autre… c’est toi. Ta voix perdue entre la main et le cœur, ton nom suspendu à mes lèvres comme un mot inachevé,… tout ce qui fait de toi ce que je suis à travers ce besoin interminable de n’appartenir qu’à toi.
II
Un jour, une nuit, une fois au moins dans nos vies et nos soupirs, notre douce innocence nous a trahi. Ce tendre sourire de velours qui était aussi le tien n’a fait qu’amplifier cette envie de voir demain matin. La lumière épousant le bleu de la nuit, j’ai fermé les yeux et j’ai crié à la vie. Lorsque les années se seront échouées sur mes rêves et mes réalités, j’espère ne pas avoir oublié l’étoile lointaine et ne rien regretter. Celle que l’on ne voit que lorsqu’elle s’éteint si loin de yeux mais si proche de nos cœurs brisés, l’unique éternelle tant elle est convoitée et belle. J’ai fermé les yeux sans regarder où je vais car où que j’aille, je sais que tu seras là. J’ai trop respiré la suave odeur de cette fleur rare... et ne peux m’en lasser. Avoir l’âme sur la main et le cœur ficelé profond dans nos entrailles cache cette peur d’aimer que je ne connais pas. Une cécité que je voudrais pouvoir donner pour rendre certains jours meilleurs, et certains sourires plus sincères. La vérité ne se voit que les yeux fermés. Comme dans la nuit je t’ai crié, je t’ai désiré, je t’ai respiré et aimé au fil des mots et des mesures. Je t’ai pleuré pour le souvenir de ce qui n’a jamais existé. C’est tellement plus facile d’accuser ce qui fait battre ces larmes de sang dans un idéal de maturité que l’on obtient jamais.
Ma vie est une réalité, ce que tu peux voir de moi est une fiction et demain est une simple illusion… Je t’aime dans cette vie, dans cette sphère. Je t’aime comme au dernier jour.